Le Donator
La référence méditerranéenne. Un cargo mythique aux volumes spectaculaires et aux gorgones impressionnantes.
Ravitailleur d'eau de la Marine nationale dynamité en 1953 par le Commandant Taillez. Deux tronçons de part et d'autre d'un piton rocheux, entre 20 et 36 mètres.
L'Arroyo a été coulé volontairement en 1953 par le G.E.R.S — le Groupe d'Étude et de Recherche Sous-marine — sous la direction du Commandant Taillez. Soixante kilos de dynamite, un léger courant qui déporte le navire, la proue qui se fracasse sur un écueil. Résultat : deux tronçons de part et d'autre d'un piton rocheux, entre 20 et 36 mètres.
La poupe est la partie la plus intéressante : safran et hélice en bon état, dunette ouverte avec sa barre, cabestan impeccable, bittes d'amarrage, et des gorgones bien présentes sur l'ensemble. Le trou de la cheminée cachant des congres, les chapons et poulpes nichés dans les entrailles — l'Arroyo a tout d'une épave accessible et généreuse en observations.
Avec une profondeur maximum de 36 mètres et une difficulté 2/5, c'est une excellente plongée pour les plongeurs de niveau intermédiaire qui souhaitent explorer une épave sans contrainte majeure.
Poupe et partie centrale d'un côté du piton rocheux, proue de l'autre. Commencez par la poupe — c'est là que tout se passe.
La partie la mieux conservée et la plus intéressante. Safran et hélice sont visibles en bon état. La dunette est ouverte — on peut y pénétrer pour admirer la barre de l'Arroyo, toujours en place. Les gorgones sont bien présentes sur la poupe et la dunette.
Le cabestan est en très bon état, de même que les bittes d'amarrage — toutes deux couvertes de gorgones. La cheminée a disparu et repose sur bâbord, mais son trou dans la structure est encore bien visible. C'est là que les congres se sont installés. Les citernes ne sont plus qu'un champ de débris.
La proue a basculé de l'autre côté du piton rocheux lors du naufrage. Elle n'est pas en bon état — résultat combiné de l'explosion et de l'impact sur la roche. L'accès aux entrailles par les nombreux passages que l'épave offre reste intéressant malgré l'état général.
Le trou de la cheminée abrite des congres. Les chapons et les poulpes se sont installés dans les entrailles de l'épave. Les bancs de castagnoles et d'apogons règnent en nombre autour de l'Arroyo — une faune fidèle à la plupart des épaves varoises.
Contrairement à d'autres épaves de la région, l'Arroyo présente des gorgones directement sur les structures conservées : poupe, dunette, cabestan et bittes d'amarrage. Une colonisation qui donne de la couleur aux parties les mieux préservées du navire.
Les deux tronçons se visitent lors de la même plongée grâce à la faible profondeur. Commencez par la poupe à 36 m, remontez vers le milieu, puis contournez le piton rocheux pour atteindre la proue avant de remonter progressivement.
Lancé en 1921, l'Arroyo est un bâtiment de servitude de la Marine nationale dont la mission était de distribuer de l'eau potable aux navires et aux troupes de l'armée française. Utilisé en Indochine jusqu'en 1953, il est rapatrié à Toulon la même année.
La Marine nationale décide de le couler pour servir de terrain d'entraînement au G.E.R.S — le Groupe d'Étude et de Recherche Sous-marine, qui vient tout juste d'être créé. C'est le Commandant Taillez en personne qui dirige l'opération le 18 août 1953. Soixante kilos de dynamite sont placés en deux endroits : 20 kg pour les citernes, 40 kg dans la salle des machines.
La déflagration détruit une partie de la coque — mais un léger courant déporte le navire. La proue se fracasse sur un écueil rocheux. L'Arroyo finit en deux tronçons de part et d'autre du piton, au lieu de reposer en un seul bloc comme prévu. Une fois encore, la mer a eu le dernier mot.
Ce qu'il faut savoir avant de plonger sur l'Arroyo.
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Une épave accessible entre 20 et 36 mètres, dynamitée par le Commandant Taillez en 1953 — avec un courant qui en a décidé autrement.
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