Le Donator
La référence méditerranéenne. Un cargo mythique aux volumes spectaculaires et aux gorgones impressionnantes.
Chasseur britannique Martlet Mark V posé à l'envers sur le sable à 53 mètres, entier et en état remarquable. Le compagnon du Hellcat, à 200 mètres de l'île de la Fourmigue.
Visible dès 30 à 35 mètres à la descente, le Wildcat repose à l'envers sur le sable à 53 mètres. Ailes intactes, fuselage complet, empennage en parfait état, hélice avec toutes ses pales — une conservation exceptionnelle pour un avion dont on ignore encore aujourd'hui la vraie raison de sa présence sous l'eau.
L'appareil porte les cocardes anglaises — c'est un Martlet Mark V, version britannique du Grumman Wildcat produite avant la Seconde Guerre mondiale. Son cockpit est ouvert dans le sable, le train d'atterrissage rentré. Ce détail alimente encore le mystère : jeté à la mer depuis un porte-avions, ou amerrissage forcé ? Personne ne le sait avec certitude.
Une belle épave à voir au moins une fois — entière, en merveilleux état de conservation, comparable au Hellcat voisin mais avec son propre caractère mystérieux.
L'avion est à l'envers, cockpit dans le sable. Un arrêt à 30-35 m pour contempler la silhouette, puis une descente sur les détails.
La visibilité souvent excellente permet d'apercevoir l'avion dès 30 à 35 mètres. Un arrêt s'impose pour admirer la silhouette entière du Wildcat posé à l'envers sur le fond clair. La vision est saisissante — comme pour le Hellcat, on a l'impression que l'appareil vient tout juste de se poser.
Les deux ailes sont présentes et en bon état. Un gros congre y est dissimulé, accompagné de jolies petites rascasses rouges. Sous les ailes, les rougets sont inévitables. L'avion portant les cocardes britanniques, on peut également distinguer les supports des six mitrailleuses.
Le fuselage est complet — il a conservé sa roue arrière, détail rare sur une épave d'avion. Le train principal est rentré, un indice clé dans le débat sur les circonstances du naufrage. De petites langoustes se sont nichées dans les trous du fuselage.
L'empennage est intact. L'hélice, avec toutes ses pales, est fixée à son moyeu coincé sous l'empennage. Pas moins de cinq galathées ont élu domicile à cet endroit — un spectacle de crustacés insolite sous les plans horizontaux de queue.
Seul le nez de l'avion est abîmé — le moteur n'est plus visible, il ne reste que câbles et tôles tordues. Le cockpit est ouvert dans le sable, là où l'avion repose à l'envers. Un gros homard fréquente parfois les environs — un habitué des lieux pour les plongeurs chanceux.
Le temps de fond est très limité. Planifiez votre descente, l'arrêt d'observation à 30 m et votre circuit sur l'avion. Respectez impérativement vos paliers. Emportez une lampe même si la visibilité est excellente — elle révèle des détails invisibles à l'œil nu.
Le Grumman Wildcat F4F a été produit à environ 8 000 exemplaires par la firme américaine Grumman, et également construit en Grande-Bretagne sous l'appellation Martlet Mark V. L'épave porte les cocardes anglaises — c'est bien un Martlet, pas un Wildcat américain.
Deux théories s'affrontent sur sa présence sous l'eau. La première : l'avion aurait été embarqué sur le porte-avions Hermès et jeté à la mer car trop endommagé pour être réparé — une pratique courante à l'époque, datée approximativement de 1956. La seconde, défendue par la position du train d'atterrissage rentré : si l'avion était destiné à être balancé par-dessus bord, pourquoi le train serait-il rentré ? Ce détail suggère plutôt un vol en cours et un amerrissage d'urgence.
Bien que la première thèse soit soutenue par un spécialiste français en épaves, la seconde semble plus cohérente avec l'état de l'avion. Aucune réponse définitive n'a pu être donnée à ce jour — et il n'est pas sûr qu'on en ait jamais une.
Ce qu'il faut savoir avant de plonger sur le Wildcat.
Partez découvrir ce site avec nos moniteurs expérimentés.
Un chasseur britannique mystérieux, entier et à l'envers sur le sable à 53 mètres. Une plongée à inscrire dans tout carnet de plongeur expérimenté.
De Porquerolles à Port-Cros, explorez d’autres épaves emblématiques de Méditerranée.