Le Donator
La référence méditerranéenne. Un cargo mythique aux volumes spectaculaires et aux gorgones impressionnantes.
Contre-torpilleur de la Marine nationale coulé en 1903 dans la baie de Cavalaire. Un squelette de métal géant entre 34 et 39 mètres, couvert d'éponges pourpres.
La coque de l'Espingole a disparu avec le temps, laissant des tôles en arcs de cercle plantées dans le sable — une silhouette de squelette géant, étrangement semblable aux côtes d'une cage thoracique. Recouverte d'éponges multicolores, elle prend à la lueur des phares une magnifique couleur pourpre.
L'épave se visite en une seule plongée, sans difficulté particulière. Le courant est rarement fort et la visibilité souvent excellente. On peut pénétrer facilement dans les différentes parties : salle des machines avec son énorme tuyauterie, quartiers de l'équipage, chaudières couchées sur tribord et proue dont le bordage a mieux résisté.
Un détail historique à ne pas ignorer : le chargement d'obus de 47 et 65 mm est toujours présent sous le sable de la proue. Ces munitions n'ont jamais été neutralisées. On ne touche à rien.
L'Espingole se visite en une seule plongée, de la poupe vers la proue. Une pénétration facile dans les différentes parties, sans risque particulier.
La poupe est coupée du centre du navire. L'hélice est encore présente mais très ensablée — seule une petite partie des pales émerge encore du sable. Un premier aperçu de l'ampleur de la décomposition de l'épave au fil des années.
La coque a disparu, laissant des tôles en arcs de cercle plantées dans le sable — une silhouette de cage thoracique géante. La salle des machines, avec son énorme tuyauterie, et les quartiers de l'équipage se visitent en pénétration facile.
Entre la proue et la partie centrale, un gros chargement de briques est étalé sur le sable. Comme la cargaison de charbon sur le Ferrando, ces briques racontent le dernier voyage du contre-torpilleur et son délestage précipité avant naufrage.
Juste avant la proue, les chaudières sont couchées sur tribord. La chaîne glissée sous la coque lors des tentatives de renflouement est toujours visible — vestige émouvant d'une opération de sauvetage qui a échoué il y a 120 ans. Le bordage de la proue a mieux résisté que le reste.
Les mérous ont établi leurs quartiers sur la proue. De très gros dentis fréquentent le site, accompagnés de bancs d'apogons qui suivent les plongeurs tout au long de la visite. La partie centrale est un refuge pour les congres. Langoustes, galathées et homards complètent le tableau.
Le chargement d'obus de 47 et 65 mm n'est plus visible, mais des spécimens restent enfouis sous le sable de la proue. Ces munitions n'ont jamais été neutralisées. Il est formellement interdit de les déplacer ou de les toucher — une règle à rappeler absolument avant la plongée.
Construit en 1900 par les chantiers havrais Augustin Normand, l'Espingole est un contre-torpilleur rapide de 56 mètres. Ses deux moteurs de 2 600 CV lui permettent d'atteindre 27 nœuds. Son armement comprend un canon de 65 mm, six de 47 mm et deux torpilles. Équipage de 62 hommes.
Le 4 février 1903, lors de manœuvres, l'Espingole suit l'Épée quand il heurte le sec de Taillat et s'échoue. Les secours posent des paillets Makaroff, délestent le bateau de son chargement, transfèrent les canons. L'Espingole se dégage. La Hallebarde le remorque vers Cavalaire — mais après un kilomètre seulement, il coule. Une tentative de renflouement par glissement d'une chaîne sous la coque échoue. C'est là qu'il repose depuis, à 400 mètres du Cap Andreti.
La chaîne de sauvetage est encore visible sur l'épave aujourd'hui — vestige d'un dernier espoir déçu il y a plus de 120 ans.
Ce qu'il faut savoir avant de plonger sur l'Espingole.
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Un contre-torpilleur de la Marine nationale transformé en récif pourpre dans la baie de Cavalaire.
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