Le Donator
La référence méditerranéenne. Un cargo mythique aux volumes spectaculaires et aux gorgones impressionnantes.
Cargo de 1866 coulé pour la deuxième fois en 1900 par l'un de ses propres frères de flotte. À 100 mètres du Ville de Grasse, entre 32 et 39 mètres.
Le Michel C a la particularité d'avoir coulé deux fois — une première à Sète d'où il fut renfloué, puis pour de bon en 1900, abordé de nuit dans le brouillard par un navire de sa propre compagnie. Il repose aujourd'hui sur bâbord au sommet d'une roche, à 100 mètres à peine du Ville de Grasse.
La proue est la partie la mieux conservée, à 39 m — treuils, ancres et grues de Capon sont encore admirables. La partie centrale, affaissée, laisse voir les machines. La poupe à 32 m est presque détruite. Ce qui manque en structures, l'épave le compense en faune : un homard imposant caché dans les tôles de la proue, des congres, des murènes dans les multiples cachettes, parfois un mérou. Et tout autour, des failles et tombants somptueux couverts de gorgones.
Une seule plongée suffit pour en faire le tour. Un site efficace, bien placé, à combiner naturellement avec le Ville de Grasse voisin.
Une plongée suffit pour en faire le tour. La proue est la pièce maîtresse — puis explorez les failles alentour pour les gorgones.
La partie la mieux conservée de l'épave. Les treuils, les ancres et les grues de Capon sont encore bien visibles. L'intérieur de la proue est facilement accessible, comme pour le Spahis. Un homard imposant a élu domicile dans les tôles.
La partie centrale est affaissée et abîmée, mais les machines restent encore reconnaissables. C'est ici que les congres amateurs de trous ont établi leurs quartiers, aux côtés des multiples murènes cachées dans les anfractuosités de l'épave.
La poupe est presque détruite. Il subsiste l'arbre d'hélice, l'hélice avec une pale seulement, et l'olive du gouvernail. Le deuxième arbre n'est pas visible. Le pont arrière repose à quelques mètres sur le sable — vestige de la double propulsion rare du Michel C.
Un homard imposant est caché dans les tôles de la proue. Un mérou se trouve parfois sur la proue. En regardant dans le bleu, des bancs de loups et de mulets. Congres et murènes occupent toutes les cavités de l'épave. La faune est là, discrète mais bien présente.
Le Michel C lui-même n'est pas colonisé par les gorgones. Mais tout autour de l'épave, les failles et tombants en sont somptueusement couverts. Ne quittez pas le site sans en explorer les alentours — c'est là que se trouvent les plus belles couleurs de la plongée.
Le Michel C est à 100 mètres à peine du Ville de Grasse — le vapeur à roues à aubes unique en Méditerranée. Une seule plongée ne suffit pas à visiter les deux sites, mais leur proximité en fait une combinaison naturelle pour une journée sur ce secteur du Grand Ribaud.
Né en 1866 au chantier Renfrew à Belfast sous le nom de Correo de Cette, ce petit cargo de 39 mètres passe entre plusieurs compagnies avant d'entrer dans la flotte Castaldi en 1899. À cette occasion, on le remet à neuf et on lui installe deux hélices — une innovation rare pour l'époque.
Dans la nuit du 26 novembre, par temps brumeux, le Michel C fait route vers Cannes avec de la bière et de la farine à bord. L'Amphion C, appartenant à la même compagnie Castaldi, fait route en sens inverse vers Toulon. Les deux navires ne se voient pas. L'Amphion C aborde le Michel C, tuant un mécanicien. Les 11 hommes d'équipage ont tout juste le temps de monter à bord de l'Amphion avant de voir leur navire sombrer.
C'était la deuxième fois que le Michel C coulait — une première fois à Sète, d'où il avait été renfloué. Il n'était d'ailleurs pas le seul navire malchanceux de la Compagnie Castaldi : le Louis C coula cinq fois en un demi-siècle, et l'Anaïs C fut coulé à Marseille. Une compagnie dont les navires semblaient avoir un rapport particulier avec les fonds marins.
Ce qu'il faut savoir avant de plonger sur le Michel C.
Partez découvrir ce site avec nos moniteurs expérimentés.
Un cargo aux deux hélices, coulé pour la deuxième fois par son propre frère de flotte. À 100 mètres du seul vapeur à roues à aubes de Méditerranée.
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